Avec l'entrée en vigueur des nouvelles règles cette saison, le PDG d'Alpine, Laurent Rossi, a présenté un plan de 100 courses, selon The Race. L'équipe aurait besoin de 100 courses pour atteindre une position où elle gagne régulièrement des courses et participe aux championnats. Pour l'année en cours, ils visent la quatrième place du Championnat des Constructeurs. Le nouveau patron de l'équipe Alpine Otmar Szafnauer évalue le premier semestre de sa nouvelle équipe et identifie également les principaux sujets de préoccupation.
Szafnauer voit une équipe qui travaille dur et qui tire le meilleur parti de ce qu'elle a : "Cependant, il y a encore des domaines dans lesquels certaines grandes équipes ont des avantages et nous devons trouver comment, au cours des prochaines années car cela ne se fait pas du jour au lendemain, faire en sorte d'avoir des capacités similaires dans ces domaines." Le patron de l'équipe pense notamment à élargir les connaissances techniques de son personnel. Szafnauer pense que la vitesse des développements est très importante, surtout cette année, car avec l'introduction des nouvelles voitures et des nouvelles règles, toutes les équipes essaient de développer leurs voitures aussi vite que possible. Il prévoit, si les règles ne changent pas davantage, que le développement ralentira à un moment donné et qu'Alpine adaptera sa stratégie en conséquence.
Le patron de l'équipe, qui se dit ultra-compétitif, pense que des changements culturels sont nécessaires dans tous les domaines. Par exemple, en effectuant les travaux plus tôt, on peut gagner du temps. "Et si tu fais ça, si tu peux réduire d'une semaine ou deux le temps de fabrication de toute la voiture, cela te donne deux semaines de plus dans la soufflerie. Et ces deux semaines de plus dans le tunnel, parfois, si la courbe d'apprentissage est élevée, cela peut te permettre d'obtenir cinq ou six points [d'appui]. Et cinq ou six points valent deux dixièmes de seconde sur la piste. Et si tu sors avec cette voiture qui est plus rapide de deux dixièmes de seconde lors de la première course, alors tu es dans une position différente et cela devient contagieux."
Szafnauer considère que la fiabilité du moteur est l'un des points les plus importants. Il est convaincu qu'il y a eu au moins deux à quatre courses où ils auraient pu marquer beaucoup plus de points si la fiabilité n'avait pas laissé à désirer. Mais il s'agissait d'un risque calculé, et son équipe s'est engagée à fond dans la performance du moteur. Il s'agissait d'une décision consciente de geler le développement du moteur, selon laquelle les équipes ne sont autorisées à apporter que des changements qui améliorent la fiabilité.
Les priorités du patron de l'équipe sont claires : "Il s'agit donc avant tout de la performance sur piste. Que pouvons-nous faire pour l'amener au niveau qu'elle doit être ?"